
Gontrand Gervasoni découvre le bonheur de la pratique argentique dans le silence d’un hiver lozérien. Son besoin viscéral de graver dans la matière la présence de ses proches définit très vite une approche spontanée voire anarchique de son travail. Capturer son quotidien régulièrement empreint de loufoque lui apporte la preuve inestimable qu’il existe bel et bien.
Plus loin le vent abrite une collection destinée à s’enrichir. L ‘auteur de cette série y réunit les échos d’un scintillement auquel il a décidé de remettre entièrement son existence. L’esthétique de ce répertoire doit beaucoup à l’oeuvre de Damasio La Horde du Contrevent, ainsi qu’à Littoral de Wouajdi Mouawad.
Après dix ans de pratique passionnée, il choisit de montrer son travail en même temps qu’il aborde une nouvelle optique créative à la chambre grand format. En cours, ce travail contrastera singulièrement avec l’œuvre présentée ici.










«Nous n’appartenons à personne sinon au point d’or de cette lampe inconnue de nous, inaccessible à nous qui tient éveillés le silence et le courage. » René Char